à 20h15


de Françoise Lalande, par la Cie Alizé-Théâtre
Un superbe spectacle de passion et d’émotion.

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Une heure et quelques minutes pour un voyage extraordinaire dans la vie d’une femme. Voyage dans le temps puisque sa vie commence en 1879 et s’achève en 1964. Voyage dans l’espace pour la suivre de Vienne à Venise, Munich, Berlin, Paris, New York… dans sa quête de bonheur et de liberté. Voyage intérieur enfin, dans l’intimité d’une femme qui recherche les sources de son existence. Course haletante pour fuir les deuils et le malheur, la guerre, les nazis, fuir aussi la solitude d’une femme hors du commun dans un monde d’hommes.

 Tous ceux qui l’ont approchée sont d’accord, cette femme était exceptionnelle. D’une beauté magnétique, intelligente, exigeante, curieuse de tout, et pleine de talent. L’une de ces femmes qui retient tous les regards lorsqu’elle paraît. « Elle est du très petit nombre des magiciennes vivantes… » disait son dernier mari.

 Douée pour la musique, elle a dû renoncer à composer, sur ordre de Mahler. Elle s’est soumise mais sa révolte a grandi peu à peu. Rien ne la préparait à la soumission !

Un jour elle s’est relevée et a retrouvé son éclat.

Elle avait renoncé à son art, mais elle a déployé sa séduction, conquis les hommes, les plus grands de son temps, les plus talentueux : après Mahler le génie musicien, le peintre Kokoschka, l’architecte Gropius, fondateur du Bauhaus,  le poète Werfel  Tous l’ont aimée jusqu’au bout, liés à elle par un amour profond.

Elle portait en elle la joie et la fureur de vivre. Elle a enveloppé les hommes aimés de lumière et d’énergie créatrice. Les deuils terribles qui ont jalonné sa vie, les guerres, l’exil, la solitude, l’absence cruelle de sa famille après la mort précoce de son père, rien n’a pu la faire renoncer à vivre  !

Extrait vidéo 1                                                Extrait vidéo 2


Un miroir fascinant de nos vies.

 Une heure de dialogue intérieur qui oscille de la tendresse à la violence, de l’enfance qui rêve à la jeune femme qui revendique amour et reconnaissance, la vieille dame exilée qui rêve de sa ville natale. Une heure d’observations délicates et de revendications rageuses ! 

Un destin extraordinaire, une époque extraordinaire pour une femme extraordinaire. Elle nous fascine pourtant, et nous trouble, parce qu’elle nous offre malgré tout un miroir de nos vies : nos rêves, nos craintes, nos chagrins, nos victoires et nos échecs. Elle rêve, rit, pleure, renonce, aime, fait des enfants, rêve encore, crie ses deuils et recommence avec la même passion…

On est porté, à bout de souffle, sur le fil d’une existence qui se déroule, suspendu aux mots et aux silences de la comédienne Françoise Gugger qui nous emporte, sublime d’émotion et de passion.

 Jean-René Dubulluit


Femme de feu, belle, intelligente, cultivée, passionnée et passionnante, Alma avait l’audace de la liberté dans des temps difficiles. Amoureux, Mahler étouffe la flamme de cette musicienne talentueuse. Elle renaîtra à travers les plus grands artistes de son temps : Kokoschka, Gropius, Werfel… entre rage et indignation,  dans un parcours fascinant et tragique.

 Cette femme est proche des femmes de notre époque. Elle brave tous les tabous mais cède au chantage amoureux. Elle rêve d’absolu mais aime les mondanités. En avance sur son temps, car la résistance qu’elle a opposée à l’image de la femme qu’on lui proposait à l’époque est exemplaire.

 « Un texte riche d’observations délicates, de tendresse et d’émotions fortes pour un jeu d’une extraordinaire intensité dramatique. »

 La compagnie Alizé-Théâtre a été invitée à présenter Alma Mahler aux «Journées Olympe de Gouges » au théâtre de Montauban le 7 mars 2012.